Femme aux cheveux longs en lumière naturelle, illustration du sujet de la chute de cheveux chez la femme

Chute de cheveux chez la femme : les causes principales et les solutions

Vous remarquez de plus en plus de cheveux dans la brosse, sur l'oreiller ou dans la douche. La queue de cheval semble plus fine, la raie s'élargit, les tempes paraissent dégarnies. Avant de paniquer, sachez que perdre 50 à 100 cheveux par jour est parfaitement normal. C'est le rythme physiologique du cycle pilaire, qui renouvelle en permanence votre chevelure. Reste à savoir si vous êtes dans cette fourchette ou si quelque chose s'est dérégulé.

L'essentiel à retenir

  • Perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est physiologique. Au-delà de 100 cheveux par jour pendant plusieurs semaines, votre chute devient anormale
  • Trois indicateurs permettent de confirmer une chute anormale : plus d'une trentaine de cheveux après un shampooing, élargissement visible de la raie sur un mois, plus de 6 cheveux qui viennent au test de traction.
  • Six causes concentrent l'essentiel des chutes féminines : post-partum, stress, carences nutritionnelles (fer, vitamine D, B12, zinc), chute saisonnière de septembre-octobre, alopécie androgénétique, causes médicales ou médicamenteuses.
  • La majorité de ces causes sont réversibles une fois identifiées. La chute post-partum, l'effluvium télogène lié au stress, la chute saisonnière et les carences nutritionnelles disparaissent presque toujours quand le facteur déclenchant est levé.
  • L'alopécie androgénétique féminine et certains troubles médicaux comme la thyroïde demandent une prise en charge plus précoce et plus longue

Comment savoir si votre chute est anormale ?

Le seuil communément retenu en dermatologie est de 100 cheveux par jour. En dessous, vous êtes dans la normale physiologique : la phase télogène du cycle pilaire fait tomber environ 10 % de vos cheveux à un instant T, soit entre 5 000 et 10 000 cheveux selon la densité totale de votre chevelure.

Au-dessus de 100 cheveux par jour, on parle d'effluvium ou de chute pathologique. Comment estimer ce chiffre sans tout compter ? Trois indicateurs simples :

Le test du shampooing

Si après un shampooing classique vous récupérez plus d'une trentaine de cheveux dans les mains et la baignoire, vous êtes au-dessus de la moyenne.

L'élargissement de la raie

Prenez une photo de votre raie centrale aujourd'hui, puis reprenez-la dans un mois sous la même lumière. Si elle s'est visiblement élargie, vous perdez en densité.

Le test de traction

Pincez délicatement une mèche de 50 à 60 cheveux entre le pouce et l'index, puis tirez doucement. Si plus de 6 cheveux viennent dans les doigts, votre chute est probablement supérieure à la normale.

Si l'un de ces signaux se confirme et persiste plus de quatre à six semaines, il est temps de chercher la cause.

Les six causes principales de chute chez la femme

1. La chute post-partum

C'est probablement la cause la plus fréquente chez les femmes en âge d'avoir des enfants, et heureusement la plus réversible. Pendant la grossesse, le taux d'œstrogènes élevé prolonge la phase de croissance des cheveux : ils tombent moins, votre chevelure paraît plus dense que jamais. À l'accouchement, le taux d'œstrogènes chute brutalement et tous les cheveux qui auraient dû tomber pendant les neuf mois de grossesse partent en quelques semaines.

Concrètement, la chute commence vers le deuxième ou troisième mois après l'accouchement, atteint un pic vers le quatrième mois, et se résorbe entre le sixième et le douzième mois. Vous pouvez perdre jusqu'à la moitié de votre densité apparente, mais c'est un phénomène quasi systématique et presque toujours réversible.

2. Le stress et l'effluvium télogène

Le stress chronique ou un événement traumatique aigu peut déclencher ce qu'on appelle un effluvium télogène : un grand nombre de cheveux passent prématurément en phase de repos, puis tombent tous en même temps quelques semaines plus tard.

Le délai est important à connaître. La chute n'arrive pas pendant le pic de stress, mais environ deux à trois mois après. Si vous avez vécu un déménagement difficile en juin, des examens en juillet ou un licenciement en août, et que vos cheveux tombent en octobre, le lien n'est pas évident à faire mais il est bien réel.

Bonne nouvelle ! Comme la chute post-partum, l'effluvium télogène est presque toujours réversible une fois le facteur stressant levé. Mais mauvaise nouvelle, si le stress devient chronique, la chute peut s'installer.

3. Les carences nutritionnelles

Les follicules pileux sont parmi les tissus les plus métaboliquement actifs du corps. Une carence nutritionnelle même modérée peut suffire à les ralentir et à déclencher une chute.

Les principaux suspects sont :

  • La ferritine (réserves de fer) : un taux inférieur à 40 ng/mL est suffisant pour provoquer une chute, même chez une femme qui ne fait pas d'anémie au sens strict. C'est de loin la carence la plus courante chez les femmes en âge de procréer.
  • La vitamine D : carence très répandue en France, surtout d'octobre à mars.
  • Le zinc et la vitamine B12 : moins fréquemment en cause, mais à vérifier en cas de régime végétarien ou végétalien.


Avant d'investir dans des compléments alimentaires à 60€ par mois ou des produits capillaires, demandez à votre médecin une prise de sang qui couvre ces marqueurs. Si la carence est confirmée, sa correction par un complément ciblé (souvent du fer pendant 3 mois) suffit dans la majorité des cas à arrêter la chute.

4. La chute saisonnière

Comme la plupart des mammifères, l'humain connaît un pic de mue à l'automne (vers septembre-octobre) et, dans une moindre mesure, au printemps. Ce phénomène est physiologique et touche particulièrement les femmes aux cheveux longs.

Une chute saisonnière dure typiquement quatre à six semaines et se résorbe d'elle-même. Si votre chute commence en septembre, atteint un pic en octobre et redescend en novembre, il est très probable que ce soit ça. Aucune intervention n'est nécessaire au-delà d'observer que les cheveux repoussent normalement après.

En revanche, si la chute persiste au-delà de huit semaines ou si elle s'aggrave plutôt que de diminuer, ce n'est plus saisonnier : creusez ailleurs.

5. L'alopécie androgénétique féminine

L'alopécie androgénétique, ou calvitie, n'est pas réservée aux hommes. Elle toucherait environ 30% des femmes au cours de leur vie, le plus souvent à partir de 40-50 ans, mais elle peut commencer beaucoup plus tôt en cas de prédisposition génétique forte.

La forme féminine se distingue de la forme masculine. Pas de récession marquée des golfes ni de tonsure, mais un élargissement progressif de la raie centrale et une miniaturisation des cheveux dans la zone du sommet du crâne. Les cheveux deviennent plus fins et plus courts à chaque cycle, jusqu'à devenir des duvets. On parle aussi d'alopécie féminine de pattern Ludwig.

Cette forme de chute est plus difficile à inverser que les autres, mais des traitements existent comme le minoxidil topique ou l'anti-androgènes pour les cas sévères. Plus la prise en charge est précoce, plus les résultats sont favorables.

6. Les causes médicales et médicamenteuses

Une chute installée sans cause évidente peut révéler un problème médical sous-jacent. Les principales pistes :

  • Les troubles thyroïdiens : hypothyroïdie comme hyperthyroïdie peuvent provoquer une chute. Un simple bilan TSH suffit pour vérifier.
  • Les maladies auto-immunes : pelade, lupus, certaines formes d'alopécie cicatricielle.
  • Une anémie installée au-delà de la simple carence en fer.

Côté médicaments, plusieurs classes peuvent déclencher une chute télogène un à trois mois après le début du traitement : les anticoagulants, certains antidépresseurs, les bêtabloquants, les rétinoïdes oraux comme le Roaccutane, certaines pilules contraceptives surtout au moment de l'arrêt et bien sûr les chimiothérapies.

Vos questions sur la chute de cheveux

Combien de cheveux est-il normal de perdre par jour ?

Entre 50 et 100 cheveux par jour, c'est physiologique. C'est la phase télogène naturelle du cycle pilaire. Au-dessus de 100 cheveux quotidiens pendant plusieurs semaines, on parle d'effluvium ou de chute pathologique, qu'il vaut mieux explorer.

Combien de temps dure une chute saisonnière ?

Le pic se situe en septembre-octobre, et la chute peut durer quatre à six semaines avant de se résorber d'elle-même. Si elle dépasse deux mois ou s'aggrave, ce n'est plus saisonnier et il faut chercher une autre cause.

Une carence en fer peut-elle causer une chute importante ?

Tout à fait. Un taux de ferritine inférieur à 40 ng/mL suffit à déclencher une chute télogène, même sans anémie déclarée. C'est l'une des causes les plus fréquentes chez les femmes en âge de procréer. Une simple supplémentation en fer pendant trois mois corrige souvent le problème.

Le stress peut-il rendre chauve ?

Le stress aigu provoque rarement une calvitie définitive. En revanche, il peut déclencher un effluvium télogène, c'est-à-dire une chute massive et temporaire, deux à trois mois après l'épisode stressant. Il peut aussi déclencher une pelade en cas de fragilité auto-immune. Dans la grande majorité des cas, la chute est réversible une fois le stress géré.

Les compléments alimentaires sont-ils efficaces contre la chute ?

Uniquement si vous avez une carence avérée par prise de sang. Prendre un complément multivitaminé sans carence n'a généralement pas d'effet sur la chute. Si la prise de sang montre une carence en fer, en vitamine D ou en zinc, alors la supplémentation ciblée fait la différence. Vous pouvez cependant vous tournez vers des sérums comme l'huile Vitalis Cheveux composée de 16 extraits naturels étudiés pour leur action sur la microcirculation du cuir chevelu et l'inhibition de la DHT. Il s'agit de l'hormone impliquée dans l'alopécie androgénétique.

Quand consulter un dermatologue pour ses cheveux ?

Si la chute persiste plus de trois mois sans cause évidente, si elle s'accompagne de plaques sans cheveux, de rougeurs, de démangeaisons ou de douleur, ou si la raie s'élargit visiblement, prenez rendez-vous. Les premiers délais en dermatologie sont parfois longs, donc anticipez plutôt que d'attendre que la situation se dégrade.

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